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dernier defidefou

#22

Phoenix.gif

jusqu'au 13 juin 2015

Une petite création sur le thème de cet oiseau mythologique qui renaît de ses cendres ? Le tout dans un GiF animé carré de 400 pixels de coté.
Lisez le règlement en suivant ce lien.

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fantoche 2015

Du premier au 6 septembre à Baden (Suisse)
Visitez le site officiel pour avoir les détails

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stopmotion, claymation, pixilation

# 2983

la planète stop-mo

écrit par Marie Paccou, le 05/12/2013

Après les news sur Boxtrolls, voici deux infos stop-mo aussi éloignées géographiquement que stylistiquement, mais que j'ai réunies dans un même article, parce qu'elles témoignent peut-être d'une vraie tendance de fond.

Commençons par la science-fiction, lointaine:

Yamiken, un japonais autodidacte, a réalisé seul, pendant 4 ans, Junk Head, un film de 30 minutes. Le pitch? Un monde où les humains ont étendu leur durée de vie mais sont devenus stériles... une histoire qui se passe 1200 ans après la guerre des clones... peut-être pas super original, mais le soin apporté à l'animation, aux lumières, aux décors, forcent sérieusement l'admiration.

en regarder 10 minutes sous-titrées en anglais

l'article en anglais sur kotaku

Et terminons par une série jeunesse, bretonne:

Agnès Lecreux est la réalisatrice principale de deux productions Vivement Lundi tirées de son personnage, l'oiseau Dimitri. Elle termine avec Fabien Drouet son co-réalisateur (Ponpon) et une petite équipe le tournage à Rennes d'un 26 minutes pour France5, et une série de 26 fois 5 minutes est sur les rails. Dimitri est une sorte de Caliméro européen qui s'est perdu dans la plaine africaine. Le teaser est soigné et bien rythmé.

voir le teaser de la série

 Deux réalisations en stop-mo, donc, aux cibles bien différentes, l'une D-I-Y, l'autre modestement industrielle. La vague stop-mo s'élance, du Japon à la Bretagne!


animation 2D, cutout & traditionnel

# 2982

les Kassos, la websérie

écrit par , le 04/12/2013

Canal+ se mets à occuper le terrain virtuel avec une websérie délirante et parodique diffusée à partir de demain sur leur chaîne YouTube : les Kassos.

Conçue sous le label Canal Factory "le Label des nouveaux Talents", la série est la création des talentueux mais pas si nouveaux que ça El Diablo, Balak, Mélanie Duval, Léonie De Rudder et Wilson Dos Santos.

Les épisodes très expressifs avec un acting aux ptits oignons sont signés Balak, Alexis Beaumont et Rémi Godin.

La série exploite le décallage façon Lascars et feu Bibofilms de personnages de la pop culture (BD, jeu vidéo, pub, ciné...) qui se retrouvent dans le bureau d'une assistante sociale.

L'imaginaire se confronte à la triviale réalité sociale, d'où décallage cocasse.

Les premiers épisodes sont assez jouissifs mais on se demande bien comment ça va se tenir sur la durée.
Le tout est produit par Bobby Prod.

 


animation 2D, cutout & traditionnel

# 2981

Tante Hilda !

écrit par , le 02/12/2013

Nos écolos nationaux à Folimage sortent enfin la première bande annonce de leur dernier long métrage Tante Hilda, une fable anti-OGM sur la biodiversité peuplée de gentils écolos et de méchants capitalistes. Si on en croit l'affiche, c'est un film de Jacques-rémy Girerd (en grand) réalisé par lui-même et Benoit Chieux (en petit) avec des designs de ce dernier. Ça a un petit coté retro assez délicieux, on pense évidemment aux designs de Milt Kahl et aux Disney de la grande époque.

Avec une distribution toujours assez étonnante, le film étant fini depuis un moment, présenté en avant première à Annecy en juin dernier, il ne sortira pourtant qu'en février 2014, après le raoult de Noël.

L'occasion de reparler de la petite facherie relative à un article de Francis Gavelle concernant ces films étiquetés "pour enfant" avec la réponse de Benoit Chieux parue sur fichesducinema.com


stopmotion, claymation, pixilation

# 2980

Boxtrolls trailer 2

écrit par , le 02/12/2013

Les incroyables artisans de Laika sortent un nouveau trailer pour l'adaptation en film d'un livre d'Alan Snow

Boxtrolls se montre via quelques images de sa fabrication avec quelques plans animés. Certes on ne juge pas un film à sa complexité ou à son habileté technique, mais il faut avouer que l'admiration joue ici à plein, quand on saisit la grande patience de ces artistes de l'infinitésimal.


stopmotion, claymation, pixilation

# 2979

iDiots de Big Lazy Robot VFX

écrit par Musecyan, le 28/11/2013

Voilà une vidéo qui devrait plaire à ceux qui dénoncent les techno-addictions, elle s'appelle iDIOTS et à été  réalisée par BLR_VFX (Big Lazy Robot VFX). On y parle de robots, de smiley cats et de smartphones. Les robots sont-ils créés à l'image de nous-même ? Sommes nous nous-même des robots ? Quelques indices en visionnant cette vidéo réalisée en CGi avec un rendu qui imite avec efficacité celui du stop-motion.


opinions, interviews...

# 2978

Interview de Nicolaï Troshinsky

écrit par Marie Paccou, le 27/11/2013

Nicolaï Troshinsky est né en 1985 à Moscou, il vit aujourd'hui à Madrid où il exerce dans de nombreux domaines. Il est passé par La Poudrière, dont il est sorti en 2009. Sa filmographie comprend "Samare" et "Jeux Pluriels" (extrait), réalisés à la Poudrière et "Astigmatismo" qu'il a auto-produit l'an dernier. Il a accepté de répondre par mail à mes questions.

 
Nicolaï, je sais que tu as été étudiant à la Poudrière et que tu t'es ensuite installé à Madrid. Peux-tu nous dire un mot sur ton parcours? Comment es-tu venu à l'animation?

Dans mon adolescence je faisais pas mal de BD, ça m'a vite mené vers l'illustration. J'ai suivi deux ans d'illustration à Madrid et puis j'ai assisté à quelques master-class en Italie. En 2006 j'ai commencé à travailler comme illustrateur de livres pour enfants. J'ai illustré une dizaine de livres, dont trois où je suis aussi auteur du texte.

Après un an travaillant comme illustrateur free-lance j'avais envie d'étudier quelque chose, mais dans le domaine de l'illustration il n'y avait plus grande chose à faire, sauf apprendre en travaillant, donc j'ai pensé que l'animation pouvait m'apporter une nouvelle perspective. A ce moment-là La Poudrière était le choix parfait car j'avais aucun intérêt pour une formation purement technique, je voulais juste faire des films. Donc pendant l'été j'ai fait mes premiers petits films dans la cave de mes parents pour me présenter au concours et ça a marché.


Tu t'intéresses d'ailleurs à d'autres domaines, comme le jeu vidéo. Peux-tu nous en parler aussi? Est-ce que l'interactivité du jeu vidéo influe sur ta conception du cinéma?

Oui, j'ai commencé à m’intéresser au jeu vidéo indépendant et expérimental pendant que j'étais à La Poudrière et en faisant mon film de fin d'études je me suis rendu compte que la notion de jeu était très importante pour moi dans mon travail. J'ai toujours eu cette notion mais avant cela je n'en étais pas très conscient.

En venant du cinéma, le jeu vidéo m'a tout de suite semblé fascinant. L'énorme effort qu'on doit faire dans un film pour attacher le spectateur aux personnages, pour lui donner un intérêt à suivre l'histoire, est dépassé tout de suite par la simplicité du fait d’appuyer sur une touche et voir le personnage bouger. On est attaché à lui immédiatement, il ne faut même rien savoir sur lui, on est lui, tout simplement. Il me semble un domaine d'une énorme puissance et voir comment cette puissance est gâché dans des jeux débiles me donne encore plus d’envie de faire des choses. Il y a de vastes possibilités à explorer!

Si j'arrive à faire un autre film il sera sans doute très influencé par certaines choses que j'ai appris ces dernières années dans le domaine des jeux vidéo.

Ton film de fin d'études à la Poudrière, l'excellent "Jeux Pluriels", je le qualifierais de documentaire pataphysique sur les jeux de société, cela te convient-il ?
Es-tu influencé par des personnalités comme Georges Pérec ou Raymond Queneau, membres de l'Oulipo?

« Documentaire Pataphysique » c'est parfait, ça me plaît énormément, merci !

Pas mal de monde m'avait parlé de l'Oulipo pendant que je faisais le film mais en fait non, pas du tout. J'ai fait ça avec toute innocence, je voulais juste que ce soit un peu décalé mais pas d'une manière trop évidente. A la fin ça semble plus intelligent que ça ne l'est. En réalité c'est assez bête, je n'ai fait que remplacer des mots par des synonymes avec l'aide de Microsoft Word !

A ta sortie de La Poudrière, tu t'es lancé dans un projet que l'on a relayé et beaucoup apprécié sur Fous d'anim, le court-métrage "Astigmatismo". C'est un film tendre et poétique jouant sur la mise au point, avec deux héros qui se "cherchent". Il me fait penser visuellement au Conte des Contes de Youri Norstein, et pour la dimension fantastique à des auteurs comme Pärn ou Kovalyov.
La démarche participative et indépendante avec laquelle tu as financé ce projet est presque aussi passionnante que le film. Peux-tu nous parler de ce projet, de sa mise en œuvre?

C'est toujours très flatteur d'être comparé à Norstein ! Il y a pas mal des choses en commun, notamment la technique (alors que je n'aspire pas à l’excellence technique du maître!) mais aussi la thématique de « Le Hérisson dans le brouillard » est assez similaire, juste qu'au lieu du brouillard on a du flou. Cette référence est devenu incontournable, même si le film n'est pas parti de là.

Il y a aussi un peu de Pärn et de Kovalyov, à la Poudrière on avait eu la chance de faire un atelier avec Pärn et ça a été une d'une énorme inspiration pour moi. Il y aussi pas mal d'Ivan Maximov.

La démarche participative, l'espèce de « crowd-funding » que j'ai mené pour financer le film était une expérience. Cela n'a marché qu'a moitié, mais ça a marché quand même. J'étais impatient de tourner le film car cela faisait deux ans que je le préparais. Il était prêt à tourner mais il n'y avait pas beaucoup d'espoir de le financer en Espagne et je tenais à le tourner entièrement à Madrid. Je ne voulaispas attendre plus puisque d'autres idées et opportunités arrivaient et je sentais que si je ne le faisais pas tout de suite je ne le ferais jamais. Donc c'était une mesure un peu désespérée.

Comme je ne suis pas du tout connu comme réalisateur je savais qu'un « crowd-funding » conventionnel ne marcherait pas pour moi. J'ai pensé que si j'offrais le film en pré-achat sur mon propre site j'aurais plus de chances puisque je pourrais le vendre tout le long de la production et avoir l'argent des ventes tout de suite. Pour moi, cela a été beaucoup mieux comme ça, car il m'a fallu plusieurs mois pour trouver mon public, mais je ne pense pas que ce soit une bonne idée pour n'importe quel projet. À La fin je n'ai réuni que la moitié de l'argent dépensé dans le film.

J'essaie encore de récupérer cette deuxième moitié en vendant des éditions physiques faites à la main dans le site d'Astigmatismo. Récemment j'ai fait une petite vidéo en montrant son procédé de fabrication.

Quant à la création du film lui même, il y a un joli « making of » qui détaille tout ça.

Cela fait six mois que le film est sorti. Quelle a été la carrière d'Astigmatismo?

Il a été vu quelques 70 000 fois sur internet, sélectionné en compétition dans 35 festivals, dont Annecy, Encounters, Fest Anca, Cinanima, BAF, Sitges... il a aussi été programmé dans une dizaine de séances publiques et reçu deux mentions spéciales à Fantoche et à Balkanima et deux prix, un à Animage et un autre à Animatou.

Le film est inscrit dans plus d'un centaine de festivals donc j'espère qu'il y en aura d'autres encore !

Vas-tu poursuivre cette démarche de financement pour ton prochain projet? Quels avantages y vois-tu, par rapport à une démarche de financement "classique" comme cela existe en France (CNC, chaîne de télé, région)?

Non, je ne crois pas, en tout cas pas bientôt. Je ne pense pas que ça puisse marcher pour n'importe quel projet. Aussi, mon public est très petit et je vais épuiser sa générosité très vite si je refais ça. En plus ça a été un effort énorme de tourner le film et en même temps gérer toute la promo, les ventes, les mises à jour, le site, etc. Je faisais ça tout seul et c'est devenu trop.

Le plus grand avantage que je vois dans ce système est que cela permet de faire un film avec un public impatient de le voir même avant que ce soit fini. Savoir très précisément pour qui je faisais ce film à été très encourageant pour moi !

Comme je disais, ça a été une mesure un peu désespérée et liée au fait que je tenais à tourner à Madrid. En France, avec le soutien qu'il y a pour le cinéma il y a pas mal d'alternatives a prendre en compte avant de faire ça. Il semblerait que les gens pensent que le « crowd -funding » c'est de l'argent gratuit, mais en fait dans la majorité des cas c'est moins que ce qu'on pourrait avoir par des moyens traditionnels et ça donne beaucoup plus du travail. C'est juste une autre option, avec ses avantages et ses inconvénients.

6- Peux-tu nous parler de ton nouveau projet?

Oui, je viens de finir mon premier film de commande. Il s'agit d'un clip pour le musicien nigérien William Onyeabor. C'est un morceau des années 80 qui sort dans une réédition de toute la musique d'Onyeabor réuni pour la première fois par le label new-yorkais « Luaka Bop ». Jusqu'à maintenant sa musique était très difficile à trouver, les vinyles originaux circulaient par Ebay à des prix de folie. C'est un projet passionnant, Onyeabor lui même est un peu un mystère, on ne sait pas grande chose de sa vie à part le fait que dans les 70-80 il a sorti huit albums d'afro-beat électro avec des synthés achetés autour du monde, tout ça dans son propre label. Sa musique est vraiment géniale, pour moi ça a été un vrai plaisir de pouvoir faire un clip pour un musicien que j'admire sincèrement.

J'ai fait le clip très, très vite donc il est très simple et pas très fin techniquement, mais, pour à peine une mois de travail, j'en suis très content ! J'ai beaucoup aimé faire un projet animé aussi vite après avoir passé presque trois ans avec le précédent.

Pour conclure sur une devinette, Nicolaï s'amuse à dire qu'il n'est PAS un game designer, PAS un illustrateur, PAS un animateur... mais il est certainement un peu de tout ça à la fois, et c'est ce qui rend sa démarche si singulière et attachante.


stopmotion, claymation, pixilation

# 2977

Johnny got his gun

écrit par , le 27/11/2013

Haaaa Noël, les cadeaux, la gentillesse, le partage, les vitrines illuminées... Et devant elles, ces gens étranges en uniforme, le nez rouge à force de faire le pied de grue sur le trottoir, qui secouent une cloche pour attirer l'attention des badauds et leur demander l'obole à placer dans la boite là, au milieu du trépied. Car Noël est propice à la charité. C'est la naissance du Bon Dieu oui ou merde ?

Alors oui, cette Armée du salut, œuvre caritative prosélyte, qui aide les pauvres à se chauffer et à trouver les voies de l'éternel tout à la fois, a trouvé une façon rien de moins qu'élégante pour récolter des fonds plutôt que de nous briser les tympans de leurs ding dong. Ils ont fait appel à Johnny Kelly, produit par Nexus productions pour réaliser trois spots publicitaires pour leur campagne de 2013. Et le jeune auteur déjà largement cité dans ces colonnes - entre autres pour The Seed ou Procrastination, a fait trois magnifiques tableaux en relief qui s'animent par un jeu de poids et de lumière. Un travail magnifique d'une évidence démonstrative exemplaire. Merci donc à l'armée du salut pour cette œuvre là.

Les films sont visibles sur vimeo et sur une page dédiée par le producteur qui montre également le dispositif de prise de vue.


animation 2D, cutout & traditionnel

# 2976

web-série militante

écrit par Marie Paccou, le 25/11/2013

Très intelligente, pudique, et utile, cette petite web-série coproduite par l'association Libres Terres de Femmes et la société AAA, a trait aux violences faites aux femmes, aux démarches juridiques et à l'assistance à laquelle ont droit les victimes.

Trois épisodes:

- l'ordonnance de protection

- le dépôt de plainte

- reprendre confiance en soi

De très bons scénarios de Natacha Henry, et l'occasion pour moi de découvrir le travail prolifique de la réalisatrice, illustratrice et scénographe-comédienne Clémence Gandillot...

lire ici un très bel article du Monde sur sa dernière pièce, Fromage de Tête .

 La série se décline en sept langues (français, anglais, arabe, bambara, lingala, portugais et wolof)


animation 2D, cutout & traditionnel

# 2975

Faire un film en 48 heures

écrit par Pock, le 19/11/2013

C'est le défi lancé chaque année par l'école californienne Calarts à ses étudiants, un peu dans l'esprit du Rallye d'Anim organisé par Serge Elissalde avec les étudiants de l'EMCA.


Il est toujours surprenant de voir qu'en peu de temps il est possible d'arriver à faire des films de cette qualité.
Difficile de tous les répertorier car ils ont été mis en ligne sur l'initiative de chaque auteur et sont éparpillés sur leurs sites respectifs. En voici quelques-uns qui ont retenu mon attention :

Duck de Kyler Spears, un drame de canards japonais

Charles Duckwin de Yon Hui, l'histoire de l'évolution du canard racontée à un caneton

Abduckted de Seth Boyden, une histoire d'appât et de chasseur

Nightout de Lauren Adassovsky, des canetons partent en expédition nocturne...

Cette année pour le 48 hour film event le thème était "canard".
L'an dernier c'était "cactus", avec également de belles réalisations comme Love de Tom Law où un bébé cactus réclame des calins.


animation 2D, cutout & traditionnel

# 2974

Somewhere

écrit par , le 14/11/2013

J'aime beaucoup le rendu aliasé, imparfait, fragile et pourtant manifestement numérique du film de Nicolas Ménard réalisé au Royal College of Art. Dans un monde où le rendu lissé, propre et photoréaliste l'emporte, Somewhere propose une vision d'illustrateur animateur originale et délicate.

Un astronaute perdu dans des paysages d'une grande beauté graphique, minimaliste, se souvient de celle qu'il a laissé sur terre, avec un lien étrange qui les unit.

A voir sur le site du réalisateur.


animation 2D, cutout & traditionnel

# 2973

Cheatin'

écrit par , le 13/11/2013

On a beau dire, Bill Plympton reste une personnalité du monde du cinéma d'animation incontournable. Traçant son sillon depuis une trentaine d'années, indépendant, corrosif, souvent drôle.

Son dernier long métrage, le dixième, est actuellement en préparation. Autoproduit en partie, la colorisation ayant été financée via Kickstarter (100 000$ tout de même), le projet se montre assez généreusement en ligne pour qui veut se tenir informé et par conséquent probablement perdre la surprise de la découverte du film fini.

Cheatin' racontera l'histoire d'amour d'un couple et les tentatives des gens qui les entourent de briser leur union.
Distribué par Ed Distribution, le film devrait sortir dans le courant du premier semestre 2014.

Le but étant d'occuper l'espace médiatique, le film se dévoile via le blog américain de Bill, tenu en collaboration, ScribbleJunkies et un blog officiel francophone bien plus sage. L'occasion de voir le maître du cartoon grimaçant parler de son travail et parler du travail de réalisateur en général avec comme guest des personnalités comme Signe Baumane, qui l'a secondé pendant quelques années, ou Hisko Hulsing (Junkyard) ou même le jeune fils de ce sémillant sexagénaire.


annonces professionnelles

# 2972

Annecy 2014, appel à films et projets

écrit par , le 13/11/2013

 

L'édition 2014 du festival d'Annecy aura lieu du 6 au 14 juin sur les éternelles et accueillantes rives du lac savoyard.

L'appel à films a été lancé au début de novembre pour une inscription en ligne avant le 7 février 2014. Les formulaires et inscriptions sont maintenant totalement dématérialisés sur le site du festival à cette adresse.

L'appel a projet a également été simplifié, sorti de son appellation Carrefour de la création, il est maintenant simplement et plus logiquement intégré au MIFA, la partie professionnelle du festival. Les inscriptions dans les diverses catégories (court, série, long et transmédia) ont lieu sur cette page avec une deadline fixée au 21 février 2014.

A noter pour finir le départ de la délégué générale du festival, Tiziana Loschi qui occupait cette fonction depuis une quinzaine d'années, et l'affiche de cette édition qui sera pour une fois réalisée par un grand nom du cinéma d'animation et non comme ces derniers temps par appel d'offre ou concours.


animation et publicité

# 2971

Publicité Noël 2013 John Lewis

écrit par Pock, le 11/11/2013

 Je me suis récemment fait avoir par la publicité de  Noël du magasin anglais John Lewis, réalisée par Yves Geleyn and Elliot Dear.

La publicité m'a semblée "mignonne" quoique assez banale, avec ces animaux très Disney-esques. Et ce n'est pas pour rien : deux anciens animateurs Disney (dont Aaron Blaise, co-réalisateur de Frères des Ours) ont travaillé sur les animations 2D.

La vidéo devient surprenante lorsque l'on jette un oeil à l'envers du décor.
Les animations ont été colorisées puis imprimées et découpées au laser afin d'être capturées image par image dans le décor. Il y a eu très peu de compositing, tout a pratiquement été fait lors du tournage.
 

 


cgi & animation numérique

# 2970

La grande aventure Lego

écrit par , le 06/11/2013

La brique danoise en plastique imaginée en 1949 n'a pas fini de se décliner. Reprenant ou parodiant des licences cinématographiques (Batman, Star Wars, Harry Potter, Indiana Jones...) dans des jeux vidéos, objet d'un véritable culte de la part des réalisateurs de Brickfilms, il semblerait qu'un long métrage d'animation LEGO se profile à l'horizon 2014.

Réalisé par le duo aux manettes de Tempettes de boulettes géantesPhil Lord et Chris Miller, Lego the movie exploite la veine parodique avec une histoire d'anti-héros pris dans un engrenage comique.

La bande annonce visible pour le moment semble présenter un film dynamique et drôle tout en respectant assez heureusement la physique originale des jouets, contrairement aux jeux.

Par contre CGi ou stopmotion ? Le site officiel propose les boites des différentes scènes mais sont-ce des recréations ? Serait-ce un vériable Brickfilm officiel ?

Prévu sur les écrans en février 2014.


rumeurs, potins, polémiques, critiques...

# 2969

Andouilles en gros

écrit par , le 06/11/2013

On a les icônes qu’on mérite.

Ce petit billet souligne la tendance actuelle des nuées de décérébrés qui envahissent le cinéma d’animation à la lumière de la sortie d’une série Lapins crétins, disponible depuis peu sur l’iTunes Store.
Ceux qui étaient des personnages de jeu vidéo, ennemis en nombre infinis opposés au héros Rayman par Ubisoft, a éveillé un réel intérêt populaire.
Les vidéos qui ont lancé les jeux, mettant en scène la débilité assumée de ces gros rongeurs qui n’ont plus grand chose à voir avec des lapins a tellement cartonné qu’ils se sont rapidement affranchis de leur tutelle Raymanesque pour voler de leurs propres ailes dans des séries de mini jeux débiles et il faut bien le dire fendards, estampillé 100% plus c’est débile mieux c’est.

C’est probablement une tendance parce que ces caractéristiques s’incarnent dans d’autres personnages, comme les fameux Minions de Moi Moche et Méchant, (du français « Mignon », suiveur obséquieux et dépendant) espèce non identifiable, entre la boule de gomme et le nain obèse, s’exprimant dans un idiome indéfini, Igor 2.0 du Gru-Frankenstein, clones idiots jouant les faire valoir d’un savant fou un peu fade. Ces personnages secondaires ont eux aussi éveillé l’attention du public, friand de leurs bagarres idiotes et de leurs chamailleries débiles. Déclinés en jeu vidéo (Minion Rush) ou en bande dessinée, on apprend qu’un long métrage leur sera bientôt dédié (Minions Movie prévu pour 2015).

Que dire aussi de ces mascottes des menus enfants d’une grande chaine de nourriture rapide, ces Happy Meal Box - minions - crétins qui surfent aussi sur la vague de la débilité assumée. Sans compter ces Schtroumpfs, pourtant incarnation de la civilisation patriarcale intelligente et solidaire (relisez le Schtroumpfissime ou le Cosmoschtroumpf), associé à des Schtroumpfs délurés, les « Canailles » dans le dernier long métrage d’animation sorti par Sony ?

Certes la majorité de ces réalisations sont souvent plaisantes et drôles (à part la dernière…), je suis le premier à ricaner de cette mise en scène de la débilité, mais je m’interroge sur cette tendance lourde du divertissement populaire.

Qu’incarnent ces personnages non identifiables, multiples, amoraux, irresponsables, bagarreurs sinon les tendances actuelles de nos sociétés à l’activisme vain, à la réaction disproportionnée et irréfléchie, à un individualisme paradoxal pour des bestioles qui se ressemblent toutes, à un rejet de la complexité, de la réflexion, de l’intelligence ?
Continuité du Wazaaaaa reptilien, slogan d’une marque de bière, le Bwaaaaa cunniculien est la réponse universelle a tout problème, cri de ralliement d’une génération-Jackass rejetant toute responsabilité, icône du désengagement, nouvelle incarnation d’un esprit punk débarrassé de son militantisme corrosif.

Allez, les jeunes générations n’en seront pas plus bêtes pour autant. Néanmoins il doit indiscutablement y avoir un signe social digne d’analyse.


opinions, interviews...

# 2968

Is the man who is tall happy?

écrit par Musecyan, le 04/11/2013

Les hommes grands sont-ils heureux, c'est la traduction approximative du titre du nouveau film-documentaire réalisé par Michel Gondry.
Le film est le résultat d'une interview entre le réalisateur et le linguiste Noam Chomsky, célèbre pour ses analyses très critiques, notamment sur l'univers des médias. Plutôt qu'un plan fixe sur le linguiste, le réalisateur a illustré les propos de Chomsky en animation.
Le film-docu sera présenté le 22 novembre lors de la soirée de clôture du festival Doc NYC, puis il sera disponible le 25 novembre sur iTunes et peut-être un jour en France dans les salles de cinéma.
Je vous invite à jeter un oeil sur le trailer disponible sur Youtube en cliquant sur le lien ci-dessous.


opinions, interviews...

# 2967

Réflexion sur l'image de synthèse (le point de vue d'O'Reilly)

écrit par Marie Paccou, le 03/11/2013

Dans la préparation de l'atelier que nous avons donné début octobre avec Hélène Marchal à l'EMCA, il nous a paru nécessaire de traduire la courte histoire de l'animation qu'O'Reilly avait mis en ligne à la sortie de RGBXYZ en 2007. D'abord le film, et dessous, la traduction en français. Autant qu'elle serve à tous.

 

Il y a une réponse courante, quand on demande aux animateurs pourquoi ils font de l'animation : « Avec l'animation, vous pouvez faire tout ce que vous voulez, vous pouvez laisser votre imagination courir librement ». Pour moi c'est le contraire, l'animation est bien plus intéressante quand vous posez des limites, quand vous restreignez au maximum l'utilisation de la couleur, du mouvement et des formes.

Un guide du Nerd pour RGBXYZ

- C'est bizarre, ce show n'a rien à voir du tout avec ce qu'on appelle le style 8-bits. Toute cette merde inspirée par le jeu vidéo va disparaître avec la prochaine mode. C'est seulement avec de l'émotion sincère que l'art peut espérer se connecter avec le public, génération après géné...
- Mon dieu, mais quand vas-tu la fermer ?
- Quoi ?
- Personne ne veut entendre tes foutaises. Je crois que je peux expliquer ce qu'il se passe dans ce film. Voici la partie scientifique. L'animation traditionnelle, développée par Walt Disney, a découvert qu'en ralentissant entre des positions différentes, cela donnait au mouvement beaucoup plus de naturel. Le geste était similaire à une courbe sinusoidale régulière. Loin d'être réalistes, ils ont créé une forme abstraite du mouvement, similaire au ballet. Ce système a été poussé plus loin par les concurrents Warner Brothers, et finalement amené à son paroxysme par John K, créateur de Ren and Stimpy. En utilisant une animation très serrée, il a créé des cartoons hilarants. Il a aussi redécouvert que ceux-ci n'avaient pas besoin d'être logiques pour être drôles. La plupart des cartoons modernes sont encore en train de digérer son influence. RGBXYZ, de l'autre côté, déplace les courbes complètement. Tous les objets bougent en ligne droite, des vecteurs qui sont natifs au calcul de l'ordinateur, mais qui gardent leurs propres rythmes et idiosyncrasies. D'autres domaines, comme la couleur, représentent une caricature basique de l'espace spectral habituellement occupé par les cartoons.Voyez, regardez ces graphiques. Voilà deux exemples montrant comment il est possible de créer un nouveau univers, en utilisant l'animation 3D.
Alors tu vois qu'il n'y a vraiment aucun besoin d'imiter les autres styles et media.

INNOVEZ, OU ALLEZ VOUS FAIRE FOUTRE. 


cgi & animation numérique

# 2966

Matière à réflexion sur l'image de synthèse.

écrit par La Grosse Madame, le 26/10/2013

Cinéma de prise de vue réelle et cinéma d'animation ne cessent de se confondre. Les technologies de capture de mouvement sont toujours plus performantes. Il devient difficile de diférencier le "vrai" du "faux", en démontre Gravity de Alfonso Cuarón. Mais avant Avatar de James Cameron, qui a réellement ouvert le champ des possibles, l'utilisation ce cette technologie était très discutée.

Je vous laisse apprécier cette super émission BiTS #2 : Caméra Fantasia d'Arte pour un petit court d'histoire, qui fait pas de mal. (Garanti sans spoil de Gravity)


En bonus, "20000 lieues au-delà du réel"
Didier Pourcel, pionnier du cinéma virtuel, s'est lancé en 1992 dans un pari insensé pour l'époque : réaliser un long métrage entièrement en image de synthèse incarné par un vrai comédien. Projet avorté faute de financements. Pour rappel Toy story  le premier long-métrage entièrement en images de synthèse, est sorti en 1995.


cgi & animation numérique

# 2965

Mr Peabody & Sherman version Dreamworks

écrit par Pock, le 26/10/2013

Dreamworks a fait le pari de remettre au goût du jour (entendez en 3D) M.Peabody et Sherman, personnages de série animée des années 1950-60. La bande annonce est sortie vendredi.

Le film, intitulé en version française "M. Peabody et Sherman : les voyages dans le temps" est prévu pour le 7 mars 2014 aux Etats-Unis.

Ce remake réalisé par Rob Minkoff n'a pas l'air bien fidèle à l'esprit des séries de Jay Ward, mais il est encore trop tôt pour juger du film..
Espérons qu'il ne s'inscrira pas dans la lignée des adaptations en 3D de Yogi Bear, des Looney Tunes ou des Schtroumpfs.

M.Peabody et Sherman sont pour la 1ère fois apparus en 1959 dans la série Rocky and His Friends de Jay Ward Productions. Ils voyagent à travers le temps à la rencontre de Ponde De Leon, Jesse James, Napoléon, Marco Polo ou encore Beethoven.

 


webdiffusion, webculture, internet...

# 2963

Rob et Ron

écrit par Jacky Chong, le 21/10/2013

Réalisé par les danois Magnus Igland Møller et Peter Smith de Tumblehead Studio, Rob 'n' Ron est un western spaghetti de 3mn, mettant en scène Rob et Ron, deux frères hors-la-loi débiles, recherchés pour 1$.

Rob est en train de préparer un gros coup, alors que Ron lui apporte un café…

[merci à Olivier Ladeuix pour le lien]
 

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