Hiroshima 2008 - troisième partie

Donc, les programmes... le détail ici.

Pas d'animé

Tout d'abord, il faut bien rappeler que Hiroshima est un festival ASIFA d'animation international. On y retrouve le même genre de films qu'à Annecy, Zagreb ou autre festival. Ça veux dire qu'il n'y pas ou peu d'"Animé" comme les fans aiment bien appeler l'animation japonaise que le grand public appellera plutôt "Manga". Les programmes spéciaux sont plutôt Paul Driessen, ou Piotr Dumala que Evangelion ou Gundam. Il y avait quand même une rétrospective Tezuka.

Dans la compétition, assez peu de films japonais : 3, à comparer aux 10 français, 13 anglais et 14 russes (les plus gros contingents, sauf erreur de ma part), sur un total de 76 films sélectionnés seulement.

Le programme " japan anim today"

Il y a eu un programme panorama de l'animation contemporaine au Japon. On a pu y voir des films très variés, depuis les abstractions sensibles et poétiques de Maya Yonesho (Vienna Mix) au "Child metaphysic" de Yamamura Koji (en panorama à Annecy), en passant par un clip déjanté du studio 4°C, des BA de jeux vidéos, un peu de Motion graphics, ou un "manga" classique façon Taniguchi. Mais j'ai pas gardé la feuille de programme, et le site du festival ne donne pas les détails.... alors désolé.

En tous cas ce programme montrait qu'il existe une scène variée au Japon.

La compétition

Il faut rappeler que le festival est bi-annuel, et qu'il n'a pas de catégorie. Court métrages, films étudiants, pubs, séries télés, films de commande, spéciaux TV sont réunis en une seule compétition, réunissant donc 2 ans de production mondiale. 76 films, c'est pas beaucoup ! Evidemment dans ces conditions, on comprend bien que les programmes sont plutôt bon et agréables à regarder. Le comité de sélection aurait été bien maladroit de pas trouver 76 films sympa sur les 1700 qui lui ont été proposés.

Tous les films présentés étaient de bonne facture : bonne anim, narration impeccable (chacun dans son style), belle image... rien à dire.

Un tiers des films (j'en ai compté 26 sur 76) étaient des comédies. En ajoutant une dizaine de contes pour enfants très mignons, ça faisiat bien la moitié du programme qui était composé de films légers et simples à regarder. (ne pas lire cette phrases de façon négative : il faut beaucoup de talents pour faire ces films, et ce sont de très bons films, chacun dans leur genre). Je citerais en exemple assez typiques de cette partie de la programmation "Oktapodi" (Gobelins, cartoon 3D avec des poulpes qui fuient le poissonnier), "Minuscules" (Thomas Szabo, les insectes 3D dans un décors réel) ou "Zhiharka" (Oleg Uzhinov), ce petit conte russe adorable.

Beaucoup de nostalgie aussi, entre autres avec les très beaux "Le Coeur est un Métronome" (Jean-Charles Mbotti Malolo, film que nous avons 'raté' à la sélection d'Annecy) ou "La Maison en Petits Cubes" (Kunio Kato, grand prix d'Annecy et prix de la Ville d'Hiroshima).

Mais les films en compétition sont très loin à mon avis de refléter la production mondiale. Pas de films évoquant les tendances actuelles du graphisme, pas ou presque pas de films mélangeant les genres. Rien ou presque de dérangeant ou d'un peu osé. Il n'y avait pas de films tels que "meet the walrus" ou "chainsaw".

C'est un vrai regret, pour ma part. J'ai eu l'impression de déguster de merveilleux gâteaux traditionnels, pas de découvrir une gastronomie nouvelle. Mais bien sûr ce n'est qu'une opinion personnelle.

Quelques films ont quand même survolé la compétition : "Madame Tutli-Putli" (Chris Lavis et Maciek Szczerbowski) a impressionné par sa technique et son univers. Et bien sûr "Un médecin de campagne" (Koji Yamamura) repars avec le grand prix.

Le fonctionnement de la sélection

Un des truc bien à Hiroshima, c'est qu'on peux facilement rencontrer les gens. J'ai donc pu cuisiner un membre du comité de sélection, et recouper ses informations avec celles obtenues auprès d'un autre membre par une amie.

Donc, le comité est resté 19 jours (!) à Hiroshima et a vu 1700 films environ. Si on compte une journée ou deux de repos, plus un temps de discussion finale, ça doit faire dans les 100 films par jours. Difficile de connaitre la durée moyenne des films, mais la durée de projection supportable par jour doit être dans les 10 heures, en comptant les temps de pause indispensables. 100 films par jour, ça veux dire aussi, en théorie 100 discussions. A supposer qu'on ne discute que 1 mn ou 2 par films, ça fait déjà 2 à trois heures de discussion, à ajouter aux heures de diffusion.

Inutile de dire que c'est ingérable.

Dans la plupart des festivals, pour résoudre ce problème, il existe une sorte de guillotine : les jurés peuvent demander à interrompre la projection d'un film. Quand tous les jurés ont demandé cela, la projection est interrompue et le film éliminé. Puis la sélection se fait parmi les films qui ont échappé à ce traitement.

A Hiroshima, étant donné le nombre de films (rappelons : toutes catégories confondues, sur 2 ans), la méthode est encore plus radicale. Chaque membre du comité doit interrompre chacun des films dès qu'il juge en avoir vu assez pour le juger et le noter. Pour noter, les jurys disposent de points à distribuer entre les films (par jour ? par heure ? je ne sais pas ) Ensuite, une moyenne est faite, et les films sélectionnés ou non en fonction de cette moyenne (et il semble, sans discussion approfondie).

Cette interruption peux se faire parce que le juré a déjà vu le film. Mais il doit être rare que les jurés aient tous vu un film. Donc finalement, ça veux dire que beaucoup des films sélectionnés (parmi les plus longs) n'ont pas étés vu en entier par tous les jurés. Celui qui m'a raconté ça ne cachait pas qu'il avait des regrets en voyant certains films jusqu'au bout...

A noter qu'à ma connaissance, le seul festival à 'assumer' ce problème est le Siggraph, qui demande au moment de soumettre un film de préciser "quelle minute du film doit être visionnée en priorité en cas de manque de temps".

Le palmarès est

"Kafka : a country doctor" de Yamamura remporte le grand prix (1 million de Yens, 6000€)

"La maison en petits cubes" de Kunio Kato remporte le tout aussi prestigieux prix de la Ville d'Hiroshima (1 million, idem) et le prix du public

Le Coeur est un Métronome" (Jean-Charles Mbotti Malolo) remporte le prix "débutants"

Le reste, je vous laisse voir sur le site.

Yamamura recevant son prix. A droite, les autres vainqueurs. Derrière, la mascotte la plus laide du monde.


Voilà, j'arrête là ce compte rendu. N'hésitez pas à me poser des questions sur le forum ou à me donner votre avis sur le mode de sélection. Les habitués du forum savent que c'est mon dada....

Hiroshima 2008 - deuxième partie

Bon, un festival, c'est pour voir des films, se cultiver. Et puis c'est aussi pour encontrer des gens et se bourrer la gueule consciencieusement.

A Hiroshima, ils ont bien compris ça et c'est très bien organisé.

D'abord, un petit listing avec la liste de tous les gens officiellement présents est distribué. Très pratique : chouette, il y aura plein de copains belges !

Ensuite, il y a les soirées officielles : ouverture et clôture, dans la grande salle d'un hôtel voisin. Tout le monde se mêle, boissons et nourriture à volonté, et de qualité. Ensuite il y a les soirées semi-officielles : une soirée sur une plage (bétonnée), une autre (la soirée "Asifa", payante) sur un toit d'un building d'Hiroshima. Pareil : boisson et bouffe à volonté.

La soirée sur la plage

La directrice du festival, Mme Sayoko Kinoshita

Celle sur le toit

Le samedi après midi (le samedi les projections sont surtout des programmes enfants) deux tours avec pique nique sont organisés, l'un vers l'île de Miyajima, l'un des coins les plus réputés du japon, leur mont Saint-Michel en quelque sorte, l'autre vers une distillerie de saké. Pour ma part, je sèche les visites organisées et je vais visiter le musée de la Paix, à la mémoire des victimes de la bombe. A ce propos, lire absolument Gen d'Hiroshima. Et puis un petit rappel pour nous autres français.

Enfin, le samedi soir, une soirée (payante aussi) de projections organisée par Yamamura et un groupe d'artiste et de critiques qu'il a fondé. Je n'ai pas pu y aller : j'étais invité au restaurant par le Alexis Hunot Japonais : Takashi Namiki (1). Et puis il semble qu'il y ait eu d'autres soirées organisées, mais pas forcément avec beaucoup de publicité en anglais.

A gauche, Yoichi Kotabe (Heidi, entre autres...), au milieu Namiki Takashi, à droite, un medecin psychiatre qui fait des recherches sur l'animation d'un point de vue psy, et avec qui on discute longuement de la nostalgie dans l'animation.

Enfin, les soirées se termine fréquemment dans un pub tout proche du festival, un bar un peu "newagebabareggae" mais très sympa. Pour cause de "spécial Finlande", une énorme délégation finlandaise (près de 40 personnes) assure l'ambiance.

Résultat de tout ça : on se croise, on se recroise, et tout le monde est abordable, les membres du comité de sélection, du jury, comme les réalisateurs. Certains bien sûr préfèrent échapper au groupe de festivaliers et partent découvrir la ville. Le festival étant un peu à l'écart, il faut être un peu volontaire pour le faire, mais ceux qui se sont ainsi échappés ont probablement eu raison.

Bon, alors, il est 100% super ce festival ? Quand même il y a un point noir. Toutes ces soirées (sauf ouverture et clôture) et leurs prolongement sont à 90% constituées d'étrangers. Japonais et non japonais se mélangent peu, voir pas du tout.

A cela plusieurs raisons :

- comme à Annecy, les locaux profitent de ce temps 'hors travail' pour se retrouver entre ancien collègues et vieux copains. Ils iront alors facilement 'entre eux' au resto ou dans des bars différents

- le monde de l'anim japonais est très peu anglophone.

- certaines soirées sont payantes (ou annoncées comme telle), et bien plus chères pour les japonais que pour les occidentaux (respectivement 18 et 6 euros). Vous feriez quoi, vous, si Annecy faisait des soirées payantes chères pour les français, et pas chères pour les autres ? Bin moi, je n'irai pas... La raison officielle, c'est que nous sommes les "guests". En discutant avec quelques japonais présents, il semble que la vraie raison -en tout cas telle qu'elle est perçue - soit plutôt de réduire le nombre de gens présents.

Demain, on parle des films.


(1) : en fait, le président d'une association, Anido, très ancienne et très active au Japon. Namiki est aussi un collectionneur et passionné incontournable.

Hiroshima 2008 - première partie

Bon bin voilà, de retour de mon premier festival d'Hiroshima. J'y étais comme simple spectateur, étant dans la région cet été.

Un très bon festival qui ne dément pas sa réputation. Un festival de taille parfaite : ni trop petit (beaucoup de séances, de programmes, de réalisateurs), ni trop grand (on se croise facilement, les 'vedettes' sont abordables...)

Bon, alors d'abord un petit compte rendu des lieux et de l'organisation :

Les festival se tient donc à Hiroshima, ville qu'il n'est pas besoin de présenter. Il se tient à l'Aster Plaza", une sorte de grand palais des congrès, à deux pas du Parc de la Paix où se trouvent le mémorial aux victimes de la bombe, le 'dome de la bombe' et le musée correspondant. Le tout à 20mn à pied du centre ville.

L'Aster Plaza, c'est 3 salles de projection, une immense (la "grande"), une grande (la "moyenne") et une que j'ai pas vu et qui devait être genre la salle 300 d'Annecy. Le Hall principal contient plusieurs stands genre boutique d'Annecy, mais qui toutes réunies sont moins bien achalandées que la dite boutique. Un petit espace sur le coté réunit des stands d'écoles japonaises. Et dans les étages, des expositions (membres du jury et comité de sélections) et quelques petites salles de projo avec une vingtaine de chaises chacune : une salle de projo en relief (1) (avec entre autres le merveilleux "Moving Still" de Santiago CAICEDO DE ROUX des Arts décos, qui damnait le pion au Disney en matière de maitrise de la stéréoscopie), et surtout, deux petites salles à disposition de tout un chacun, pour 1/2 heure, pour montrer son travail. Vachement bien !

La grande salle :

Le festival est placé sous le signe de la paix, du désarmement et de la mémoire des victimes des guerres passées, en cours et à venir. Du coup, les pitreries de Bromberg ne sont pas de mise : on préfère l'opéra pour l'ouverture. Ça fait plus sérieux.

Organisation des séances : Les trois salles diffusent du matin au soir - avec cette notable exception que le soir, seule la grande salle fonctionne, en diffusant la compétition. Sinon, en journée, c'est des rétrospectives, des spéciaux étudiants, des panoramas, des programmes pour la paix (j'y ai enfin vu "Monsieur COK", annoncé "monsieur 'C' 'O' 'K'" !), une grande rétrospective Finlandaise (j'ai rien vu...) et des programmes spéciaux suivis de conférence/ présentations (principalement les membres du jury et/ou comités de sélection (J'ai assisté à Driessen, Piotr Dumala et - ma découverte - le serbe Rastko Ćirić)

Il y a eu aussi une grande rétrospective Tezuka (conférence décevante : ils avaient invités trop de gens (des pointures !) qui avaient donc peu de temps pour developper et en sont restés au niveau de l'hommage poli.). Et enfin un programme "Japan animation today" sur lequel je reviendrais.

En générales les séances sont très longues : entre 2 et 3 heures. Mais un entre-acte en milieu de séance permet de maintenir l'attention, et finalement, j'ai réussis à voir beaucoup plus de choses que dans un Annecy normal (où en général la fatigue me fait craquer très vite)

demain : les rencontres et les fêtes (et aussi LE point noir du festival)

après demain : la sélection (avec des infos sur les coulisses) et le palmarès

Jérôme

(1) relief, ou stéréoscopie, en Français. Stereoscopy or 3D Stereoscopy en Anglais. 3D dans quelques dialectes anglo-saxons technophiles. Bisous à Alexis.

Annecy c'est fini

Voila, Annecy 2008 c'est fini, merci infiniment aux rédacteurs qui ont joué le jeu de la réactivité en temps réel, j'ai le sentiment que ça a été assez efficace...
N'oubliez pas que cette partie du site est dédiée aux festivals d'animation en général, il est donc à la disposition de qui veut bien rendre compte, même à postériori, de l'infini variété des festivals internationaux ; ambiance, contexte, sélections, rencontres, tourisme...

Le prochain qui devrait faire l'objet d'un suivi est Hiroshima, festival bi-annuel qui se tiendra du 7 au 11 août au Japon. Comme toujours on est ouvert aux volontaires, prenez donc un contact avec les fousdanim si vous voulez participer.

Club Dead au mifa

Mercredi à 11h les acheteurs du mifa ont eu droit à la présentation d'un centre balnéaire au concept unique : Club Dead.
Les représentants de ce projet à l'humour macabre ont interprété par deux fois une chorégraphie endiablée sous les applaudissements de la foule en délire ...


J'ai hésité à poster la première version du spectacle car on y entendait distinctement le magnifique rire de Cobayanim, mais la deuxième est quand-même plus réussie ; on sent le métier qui rentre ;) Pour ceux que ça intéresse j'ai aussi filmé l'intégralité du pitch, avec interaction entre les réals et les protagonistes de la série dans leur écran, présentation des décors, des idées de scripts, le tout ponctué par des calembours très cocasses. Il parait d'ailleurs que des producteurs ont bien accroché, je me trompe ?

La cérémonie de cloture et le bilan de ce festival

On a couru en sortant du décavision parce que la séance de clôture était à 20h et qu'il fallait se poster à l'affût devant le guichet où l'on distribuerait les billets de dernière minute. Pas le temps de manger évidemment. Au prix d'un considérable effort, je me suis maintenu tant bien que mal au milieu de la foule qui s'amassait vers le guichet, supportant le poids d'un bras qui s'appuyait sur mon épaule pour essayer d'attraper un billet, et celui de ceux qui me poussaient en avant, en arrière, à droite ou à gauche, m'écrasaient, me compressaient de part et d'autre. Tout ça avec mon manteau et ma polaire, ainsi que mon ordinateur dans le sac en bandoulière. Lorsque soudain j'ai senti un billet se glisser entre mes doigts, j'ai effectué une rotation et me suis glissé à l'extérieur de la masse, comme un nouveau né du ventre de sa mère. C'est d'un pas étourdi que je me suis avancé vers la porte 1, avant qu'on me dise que je devais rentrer par la porte 3. Mon pas est alors devenu plus pressé, j'ai cherché les autres à l'intérieur, je les ai appelé, je les ai finalement trouvés. Il fallait que je m'assois avec eux sur les sièges pliables à l'extrémité des rangées, j'en prend un sur le coté droit, on me dit de ne pas le faire parce qu'il fallait laisser la place pour le passage, mais le temps d'en changer quelqu'un a prit le dernier qui était à gauche. Je décidai alors de m'exiler, seul, isolé à la gauche de la gauche du parti socia... de la salle. Et finalement, j'étais mieux assis que mes camarades. La séance a commencé par la découverte du décor, sensé rappeler l'Inde avec des statues et des choses comme ça.



Serge Bromberg s'est ramené sur un éléphant à roulette...


On a vu le petit film de Richard Williams, on a présenté les jury, on a distribué les prix...



Serge Bromberg s'est prit pour Winsor McCay...


Cé m'a à peine laissé le temps de prendre deux photos...



Jérémy Clapin un peu plus...




Kunio Kato a reçu le grand prix en disant arigato les gens, watashi wa very content desu


Et puis tout le monde il était content...




On est sorti et on a fait la fête...





Mademoiselle Cobayanim voulait absolument tenter de s'incruster au mifa, j'étais plutôt d'avis d'aller au restaurant mais j'avais envie qu'on reste tous ensemble alors j'ai suivi Cobayanim. On a prit la navette sauf que c'était celle qui faisait le tour du lac, et qu'on s'y prenait une tempête d'air conditionné sur la tête. Evidemment quand on est arrivé au mifa on s'est fait refoulé, et c'est tant mieux. J'ai détesté Cobayanim et le reste de l'humanité pendant toute la soirée, et je lui ai pardonné une fois qu'on a trouvé un grec ouvert. Comme j'étais bourré après avoir bu 2 millilitres de champagne, j'ai passé la première partie de la soirée à parler de la symbolique révolutionnaire des trois brigands, et la deuxième sur la dérive démocrate du parti socialiste et l'importance du clivage gauche/droite

Bon maintenant que j'ai dit tout ça, je peux passer aux choses sérieuses, d'abord mon avis perso qui n'engage que moi et je présente mes excuses d'avance sur le palmarès :

Je suis très content pour Le voyageur, qui a reçu le prix spécial du jury, j'avais oublié d'en parler dans mes comptes-rendus mais j'ai bien aimé ce film rythmé, plasticien, rêveur et qui emmène le spectateur. Camera Obscura, je ne sais pas si c'est celui que j'aurais choisi pour le prix du meilleur film de fin d'étude mais c'est un très bon film, émouvant, singulier, j'aime bien le texte aussi. Je pense que Cobayanim devait être satisfaite de voir Play-Doh remporter le prix du meilleur film publicitaire puisqu'on en avait dit beaucoup de bien sur notre forum. Je l'ai dit je pensais que Skhizein aurait le grand prix, mais j'aime bien la maison en petits cubes. Je ne comprends pas trop ce qu'on trouve à la dama en el umbrella, c'est un film qui reprend un style, un genre, une ambiance et ça n'a pas beaucoup d'intérêt à mes yeux. Rien à dire pour les longs métrages, je suis tout à fait d'accord. Le jury junior a récompensé la maison en petits cubes pour les courts métrages, et c'est très bien, par contre je ne partage pas son opinion pour Margot (film de fin d'étude). Ce film a des côtés séduisants, un peu adolescent d'ailleurs avec la fascination pour le morbide etc. Mais je n'aime pas le texte, plus esthétique que poétique, plus décoratif qu'esthétique, et plus stylisé que romantique (ik ik comme dit l'autre). Pour le prix unicef, Hugh, j'ai pensé que l'idée était bonne mais pour le reste, j'étais assez mitigé... flemme de développer, je veux juste dire que j'abhorre, j'exècre le film auquel on a osé attribuer le prix canal +, l'immonde et lamentable Oktapodi qui met en scène des pieuvres essayant d'échapper au poissonnier, absolument abject. Encore une course poursuite avec de l'humour cynique à deux balles qui m'ennuie terriblement.

En conclusion, je dirais que la sélection cette année était parfois décevante, il y avait de bons et de très bons films, mais hormis ceux que j'avais déjà vus, il n'y en a pas qui m'ait vraiment enthousiasmé. L'année dernière, certains films m'avait beaucoup impressionné, peut être aussi parce qu'entre temps j'ai vu plein de choses... mais j'ai remarqué que certains films hors compétition m'avait plu d'avantage que la majorité des films en compétition, que les séances hors compétition étaient souvent plus agréables à regarder que celles en compétition. J'ai quand même apprécié les dernières séances, mais peut être étais-je devenu plus tolérant. Quoi qu'il en soit, j'aime toujours le festival d'Annecy, c'est pour moi une semaine de rêve éveillé, forcément on dort très peu. J'ai essayé d'en voir le maximum, 6 séances par jour les deux premiers jours puis 5 séances par jour jusqu'au bout. J'ai dans la tête la musique des trois brigands ou la chanson débile de début de séance, c'est pas pire que dji vou veu volti. Le temps était changeant, mais en fait j'aime bien la pluie, et pas rester au soleil, j'aurais voulu qu'il pleuve d'avantage, qu'il y ait plus de nuages le midi. En long métrage par contre, j'ai appris que c'était vrai ce qu'on disait et dont je me moquais, qu'il fallait voir les films avant de juger, parce que les trois brigands m'ont vraiment épaté. Cela dit je ne suis pas allé voir Nocturna et d'après ce qu'on m'a dit j'ai eu raison, mais il parait que j'ai eu tort pour chasseur de dragon, ça j'en reviens toujours pas. Les séances spéciales étaient souvent très intéressantes et instructives, surtout celles de Zbig et de McCay, et je vais vous laisser parce qu'il est tard. a+

Compte rendu estudiantin

N'ayant pas pu poster de billet depuis une semaine pour cause de valse entre sièges rouges, gazon mouillé, barnabé, copains et marche à pieds, je peux désormais, rentré dispo et frais, résumer ma semaine.

C'est toujours un sacré électrochoc motivatoire (le petit Robert ne dit rien sur cette expression) que de voir tous ces films et d'être pris dans ce tourbillon pendant ces six jours. Mes coups de cœur comptent Sita sings the Blues pour son originalité et l'innovation narrative adoptée par Nina Paley, nullement desservie par les 82 minutes que durent le film (qui a amplement mérité son cristal). J'ai également fort apprécié Idiots and angels, malgré quelques longueurs. Bill Plympton a su renouveler le graphisme (plus travaillé et somptueux) et l'histoire (la mélancolie prends le pas sur l'acerbe dérision), le tout étant remarquablement mis en valeur par la bande son et ses exquises musiques). Enfin Valse avec Bashir n'a pas volé l'excellent bouche à oreille circulant autour de lui depuis les marches rouges. L'animation (sans rotoscopie paraît-il !) est tout à fait au niveau de réalisme induit par le documentaire, et la beauté de certaines images et de la bande son participe à la montée de l'émotion jusqu'au climax final en prises de vues réelles, émouvante percée de la dure réalité dans un univers esthétique en apesanteur.
Fly Me to the moon avait selon moi pour unique qualité quelques rares décors et sa nationalité (si je ne m'abuse, fabriqué et financé intégralement en Belgique). Autrement, le scénario, le montage et l'animation étaient molles et les personnages assez hideux. Mais évitons de comparer ce film à ceux de Pixar et réjouissons nous de voir que ce type de projet autofinancé puisse aboutir.
Je suis ressorti partagé de Mia et le Migou, louant la beauté graphique du film et son originalité, tout en déplorant un scénario aux ficelles classiques et souvent vues (malgré une adroite gestion des nombreux lieux et personnages). La morale trop appuyée et la fin farcie de guimauve ne m'ont pas enchanté, mais j'ai trouvé les voix très bien choisies (quoique parfois peu compréhensibles) et les dialogues croustillants. Dommage que le succès actuel du film de Dany Boon et de son accent empêchent de voir le migou autrement qu'une créature extraite des profondes forêts pas-de-calaisiennes. Mais la conférence des auteurs du films était un modèle de précision et d'efficacité, il est dommage que Loic Burkhardt et Benoît Chieux n'aient pas eu plus le temps d'expliquer leur travail. Dans le même genre, la conférence sur le Livre de Kells donne très envie de voir le film, et surtout l'univers graphique de celui-ci.

Dans les courts me restent à l'esprit Berni's doll (lugubre et adroitement mis en scène), KJFG n°5 (l'absurdité poussée à son paroxysme), La maison en petits cubes (très beau visuellement et le plus émouvant de la compétition selon moi), Arrosez les bien ! (rire tout en s'informant sur ce problème crucial, quelle joie), The hidden life of the burrowing Owl (visuellement peu révolutionnaire mais le rythme, le personnage, le montage... j'ai plus qu'apprécié), Portraits ratés à Sainte Hélène (un cours d'histoire aussi vivant et original que Napoléon y est inerte et pathétique) (j'ai malheureusement raté le film sur la grande toile, tant pis je me contenterais de l'avoir vu sur l'oueb), John and Karen (une leçon d'acting et de rythme), Rybka (tout sauf avant-gardiste tant dans l'histoire que dans la forme, mais visuellement... mais ce fut tellement beau, ah oui ce fut beau...), Skhizein (le scénario, l'image, le son, le montage... La perfection n'existe pas mais quand même, ça donne une idée).

Chez les films étudiants, j'ai apprécié de (re)découvrir Camera Obscura (l'avoir vu plusieurs fois enlève du panache, mais tout de même, c'est une remarquable utilisation de la 3D et un parfait agencement de celle-ci avec la prise de vue réelle, c'est de la poésie visuelle ça mon petit tu peux y aller. Le prix, ils ne l'ont pas volé).
Office Noise repousse un peu au début avec ses graphisme à la va-comme-je-te-pousse-à-me-mordre-le-noeud... Mais encore une fois, le rythme du montage, l'utilisation du son et la bobine des protagonistes m'ont fait passé 3 minutes et 45 secondes très plaisantes.
Je sais pas pourquoi mais Marine (petites choses) et son côté prise de vues réelles, contemplatif et minimaliste furent un bon moment pour moi.
(Straying Little Red Riding Hood avait le mérite de nous présenter le conte d'une manière singulière, mais ai-je aimé, je me le demande encore).
My happy end fut un très joyeux moment, of course. Simple, efficace, je trouve que le film fait preuve d'une très bonne adéquation forme et fond.
L'absurde me plaît donc The bellringer et ses frénétiques protagonistes m'ont plu.
La queue de la souris, mais est-ce la peine de le souligner, aurait selon moi dû repartir au moins avec un fragement de cristal, tant l'animation, le rythme (encore lui), la bande son et le graphisme fonctionnent bien ensemble, simple et splendide.
Enfin Doxology est absurde et j'ai donc aimé (il va falloir que j'apprenne à argumenter).

J'en oublie, mais d'autres valaient assurément le détour.

Il fut très prenant pour moi de voir mon film sur le grand écran de Bonlieu, tellement captivant que j'ai oublié d'enregistrer sur le moment le type d'émotion que ça faisait. Néanmoins, je remercie les copains des gobelins et ceux de pas les gobelins comme Florentine et Tony pour leur soutien vocal !!

En temps qu'étudiant sélectionné, j'ai pu profiter des longues avenues sombres d'Annecy-le-vieux menant à l'institut rural, siège des réalisateurs (ex)étudiants, à une heure et demie du matin après la séance de 23 heure et après le dernier bus. J'ai pu également assister à la cérémonie d'ouverture et à la remise des prix (Quel faste ! quel décor ! Je m'y attendais mais tout de même une légère déception bien sûr de ne pas retrouver Quidam dégomme dans le palmarès... Mais voir tous ces films m'a fait prendre encore plus conscience des multiples défauts du mien. Tâchons de faire mieux la fois prochaine). Puis juste après allais-je à la fête de la plage, durant laquelle Michel Beaudet m'expliqua vouloir quoi qu'il arrive conserver l'aspect minimaliste des têtes à claques (et j'aurais pu me souvenir de la suite si je m'étais contenté de jus d'orange). J'ai pu également demander à Serge Bromberg d'où lui venait cette énergie et cette passion communicative qu'il démontrait sur scène, il a dit qu'il était simplement lui même. Alors soit il prend beaucoup de café, soit il était pressé. Enfin j'ai pu dire bonjour à Tiziana Loschi, qui m'a reconnu. J'aurais surement pu comprendre ce qu'elle m'avait dit si un haut parleur grand comme un frigo n'était pas en train de déverser ses décibels sur nous avec tant d'insolence.
J'ai également pu, après trois heures d'attente, parler quelques minutes avec Doug Sweetland (réalisateur du formidable et fort efficace mais pas très révolutionnaire Presto, de Pixar) et lui montrer mon portfolio, et lui parler de mon film qu'il a vu, et lui donner ma carte de visite, et le féliciter pour son film, et hop. Deux temps trois mouvements.
Bon.
Bien.
Comme on dit, ça c'est fait.

Je regrette de déverser ce gros pâté de texte sans aucune photo mais mon appareil fut au repos. Mais si vous n'étiez pas là :
- Imaginez vous un temps hésitant entre grand beau temps soleil de plomb et tempête de grêle avec toute les nuances entre les deux.
- Visualisez un immense cheptel de jeunes et moins jeunes, déambulant dans les vieilles ruelles et sur l'imbibé gazon, aux badges multicolores et aux sacs identiques et hideux oscillants entre rose, orange et violet.
- Figurez-vous un hall de bonlieu orné de violet et rose (ah mais c'est pour ça, les sacs !) dans un joli, stylisé et modeste décor indien, au milieu duquel ces mêmes jeunes et moins jeunes errent le nez plongé dans l'essentiel et ses séances.
- Envisagez une atmosphère frénétique et passionnée, un avion en papier heurtant votre lobe gauche, une vache à la guitare, CNC, banque populaire des alpes, Procirep, le lapin le voilà point d'exclamation, oh le vilain monsieur radin à la fin, quel plaisir de le huer ! Des films chiants et pas chiants, trop longs, trop court ou pas assez, insupportables mais presque, splendides mais encore...

Vivement l'année prochaine.

Je termine les comptes rendus...

Donc j'en étais où... euh jeudi je suis allé voir la séance spéciale cinéCo(h)le... En fait j'ai pas envie d'en parler, mais je peux mettre des photos maintenant :






Ensuite il y a eu la séance Winsor McCay avec John Canemaker et c'était génial, d'abord parce que c'est agréable de voir les films de McCay sur grand écran, ensuite parce que la présentation était très bien faite et j'ai même pas eu besoin de traduction, John Canemaker articulait de sorte que même ceux qui avaient un niveau médiocre en anglais comme moi puissent comprendre. A la fin il a essayé de faire le show avec Gertie, mais ça ne marchait pas toujours bien bien à cause du texte qui s'affichait à l'écran.





Piano no mori : Je m'attendais à un film très classique et bourré de clichés, dans la lignée des autres films du genre, que je ne déteste pas d'ailleurs, c'est à dire une histoire d'amitié et de rivalité entre deux jeunes garçons... l'année dernière c'était Brave story. Je ne m'étais pas trompé, mais ça m'a plu, parce que c'était parfois très drôle et certains passages musicaux étaient vraiment enthousiasmants. Le plus fort surtout c'est quand les personnages sont dans une salle de spectacle avec un public assis sur des fauteuils roses... parce que j'étais dans la grande salle, et lorsque le public du film applaudissait, le public de la grande salle applaudissait aussi, et c'était comme si on était rentrés dans le film, c'était génial.

Courts métrages en compétition 2 : Tiens c'est bizarre j'aurais du faire ce compte rendu plus tôt alors que j'en ai déjà fait un pour le programme 3... C'est pas grave, j'ai bien aimé the old, old, very old man, un petit conte anecdotique et joli. Pollenating, qui montrait des plans avec des fleurs, était, d'après les notes que j'ai prises, sexuel mais pas érotique, et visuellement intéressant, avec un côté très pictural. Keith Reynolds can't make it tonight est un récit mis en scène et narré d'une façon que je qualifierais d'anthropologique, mais à part ça l'histoire n'était pas très intéressante. Chepogi, un film russe en papier découpé si je me rappelle bien, s'inspirait d'un conte coréen je crois, à moins que c'était une histoire inventée mais qui avait lieu en Corée ; c'était joli et sympa en tout cas. Glow je ne m'en souviens pas mais j'ai marqué sur ma feuille "super technique, poétique". Et en dessous pour la dama en el umbral, j'ai marqué *voix d'Obiwan Kenobi* "so uncivilized".

Films d'étudiants 4 : Qu'est-ce que je pourrais en dire ? Je n'ai même pas prit de notes... Soupe de Zlin était intéressant, mais j'ai trouvé que malgré tout le talent et l'inventivité de son réalisateur, ça tenait plus de la blague qu'autre chose, ça aurait pu être un film sarcastique, grotesque, absurde, décalé, drôle et moqueur mais par moment j'avais l'impression que c'était juste un délire d'étudiant sans réflexion et sans partage, peut être parce que j'étais fatigué. La queue de la souris, que je connaissais déjà, c'était pas mal, enfin c'était drôle, je crois, et puis les couleurs, très peu, trois ou quatre, dont 90% de noir, ça créait une esthétique... Le film coréen, Rub Out, avec un accident de train, c'était triste.

D'ailleurs ça m'a démoralisé pour la soirée, on est allé au café des arts :



Et j'ai écrit ça sur mon carnet : café des rats dans le brouillard qui vole au dessus de la pluie, les poux apprennent à nager.



Courts métrages hors compétition 3 : Casa de maquinas c'était impressionnant avec toute une machinerie en bois animée en stop motion... Rose Thieves était encore plus impressionnant, avec des peintures et la lumière du soleil qui s'animent sur les murs d'un appartement et qui transforment complètement l'espace. Fêlures était très bien réalisé avec une idée intéressante, il aurait eu sa place en compétition (comme tant d'autres films hors compétition d'ailleurs)...

Séance spéciale "Simpson extravaganza" : on est rentré avec une demi-heure de retard, on nous avait fait attendre dans la queue devant la porte, et une fois assis j'ai dû me contorsionner dans tous les sens pour échapper à l'odeur méphitique qui venait de derrière ou d'à côté de moi (je n'ai jamais vraiment su), sans doute le mélange de la transpiration et d'un parfum dégueu. Evidemment on est sorti également en retard à cause des questions que tout le monde posait à Matt Groening, ce qui m'a fait manqué le début d'une super séance de courts métrages hors compétition. J'aime bien les simpsons, et c'était amusant de regarder les extraits, et puis les doubleurs français faire une intervention au début, mais ça n'en valait pas la peine.





Courts métrages hors compétition 2 : J'ai manqué le début de la séance à cause de Matt Groening, et c'est bien dommage car c'était une excellente séance, donc je n'ai pas vu Fishing et je n'ai vu que la fin de Refreny qui avait l'air vraiment très beau. Par contre, j'ai vu Kodomo no keijijogaku, de Koji Yamamura (que j'aime beaucoup), et qui était euuuh génial, somptueux, magnifique, une suite d'idées graphiques animées sur le thème de la métaphysique de l'enfance. Les autres films étaient aussi très beaux ou intéressants, sauf les deux derniers que j'ai pas trop aimés. Je dirais que s'il y a deux séances à retenir en courts métrages toutes catégories c'était courts métrages hors compétition 1 et 2.

Courts métrages en compétition 4 : J'ai retenu en particulier Landing ligths, avec des avions qui traversent un immeuble la nuit comme des fantômes, ça faisait un peu vidéo d'art, et ça produisait un effet étrange de les voir passer à travers l'immeuble comme ça, on a tellement l'habitude de les voir s'écraser dans les films. S'ils s'étaient écrasés en fait j'aurais détesté, c'est sans doute pour ça que ce film m'a interpellé, mais j'en ai aussi apprécié la sensibilité, il y a quelque chose de très tactile, cela vient du graphisme et des couleurs (grises) je suppose, de la lenteur des avions aussi... et puis c'était assez beau les lumières, les vitres, la perspective... Operator était sympa, un type appelle les renseignements et demande à avoir Dieu et il lui demande des trucs idiots... C'est le même réalisateur que pour le film avec l'ours blanc qui vient s'excuser chez la femelle pingouin je crois, j'aime bien cet humour un peu absurde et détaché. Skhizein enfin était vraiment très bon, je suis assez surpris qu'il ait eu le prix du public, je pensais qu'il aurait le grand prix (même si mon préféré c'était Rybka) et que la maison en petits cubes aurait le prix du public... J'aime bien cette espèce de jeu de mot sur l'idée d'être à côté de soi

Films de fin d'étude 5 : j'aimais bien haaf and me, me demandez pas pourquoi, et puis dog qui était "mélancolique mais humoristique" comme ils disent. Plenilune, bon il en fait trop dans le pathos, c'est complètement mièvre, mais quand même, j'aime bien quand on réinvente le monde. Et c'est pour ça que j'aime aussi Tôt ou tard, dans lequel un écureuil et une chauve-souris actionnent les mécanisme qui font se déplacer le jour et la nuit autour de leur arbre. Un message impérial, très spécial graphiquement et au niveau du récit complètement absurde mais romantique, sur le sentiment d'insignifiance face à l'univers, à l'infini et l'absolu. Doxology, une "comédie expérimentale" en pixillation, valait également le coup d'oeil, et je me suis amusé avec the dream in the dream. Je dis amusé au sens où c'est moi qui me suis amusé avec le film et pas le film qui m'a amusé, mais je n'aurais pas pu le faire avec n'importe quel film alors voilà.

Quirino Christiani, le mystère du premier long métrage d'animation : un documentaire sur un réalisateur de la première moitié du vingtième siècle et j'ai pas tout compris parce que c'était en anglais et que c'était pas Canemaker qui parlait. Mais on le voyait travailler sur son banc titre avec des personnages en papier découpé, on voyait pleins de vieux trucs marrants, et puis euh c'était intéressant, je regarde des documentaires sur tout et n'importe quoi à longueur de journée en fait.

Hokuto no Ken : je n'ai jamais été fan de Hokuto no Ken, mais l'histoire que raconte le film, je l'avais déjà vue avant à la télé, je ne sais pas si c'était la série ou bien un autre film, enfin c'est pas grave, je ne m'en souvenais que vaguement et j'étais pas venu pour m'intéresser au scénario. En fait c'était très marrant parce que c'est super caricatural, même quand c'est sensé être triste on peut pas s'empêcher de rire.

Evangelion : 1.0 You are (not) alone : bon là par contre je peux dire que j'étais fan d'Evangelion quand j'étais gamin, et que le film reprend la série très fidèlement, c'est les mêmes plans, presque le même dessin, il y a quelques effets spéciaux en plus, quelques raccourcis dans l'histoire et des scènes en plus qui permettent de mieux comprendre, dont une qui est assez surprenante. En fait c'est exactement comme si j'avais ressorti les dvd pour regarder la série, ce qui a sur moi un effet euphorisant, rien qu'en écoutant les musiques de la série, c'est amusant de se rappeler et de retrouver les sensations qu'on a eues. Le film développe un peu plus la psychologie de Shinji, met en évidence sa lâcheté et la façon dont il va se résigner puis s'investir. L'idée d'Hidéaki Anno était de partir d'une situation très pessimiste avec des personnages qui ne maîtrisent pas la situation, qui ne sont pas à la hauteur. Moi j'ai trouvé ça sympa parce que ça me rappelle des souvenirs, mais je ne sais pas ce que j'en penserais sinon, on peut aussi se demander à quoi ça sert de faire des films alors qu'on peut regarder la série qui se suffit à elle même. Normalement il devrait y avoir plus de films originaux que de remakes et de dérivés de séries, je me demande si c'est le cas au Japon. En Europe, on fait aussi beaucoup d'adaptations de bande dessinée.

Je ferai un commentaire critique du palmarès plus tard si je n'ai pas la flemme.

Cé le magnifique

Voici un ptit croquis que j'aimerais partager, representant Monsieur Cé tel que je le voyais, ne pouvant contenir sa joie :) uh uh uh (avec son discret verre de champagne à la main)

longue vie à "Fous d'anims"

Rems

Cérémonie de clôture

Si j'avais déjà eu la chance de voir des soirées d'ouverture du festival d'Annecy, je dois dire que je n'avais jamais assisté au show final.

Arrivés à 20h, le public est disposé dans la salle selon la couleur de leurs billets, les bleus, ceux de réalisateurs en compétition ont le privilège de rester dans le quart inférieur de la grande salle du Bonlieu celle de 1000 places... En parallèle, la petite salle dipose d'une retransmission en temps réel par projection vidéo interposée.

Vers 20h30, le rideau s'ouvre et on a pu admirer le bric à brac Pier Import et Mondial Moquette réunis disposé sur scène pour évoquer l'Inde.

Tout au long de la soirée animée par un Serge Bromberg en grande forme et en tenue dorée de sultan nous avons eu droit à quelques projections exclusives :

  • l'introduction de Richard Williams à sa collection de DVD, 1mn30 de virtuosité illustrant exactement la couverture de son bouquin.

  • un morceau d'animatique bruitée en direct par le réalisateur de Presto, nouveau court métrage de Pixar
  • le court métrage en lui même, excellent exercice comique d'une efficacité redoutable montrant un prestidigitateur, ses chapeaux magiques et un lapin affamé.

  • une projection de Gertie le dinosaure avec Bromberg en dompteur à la place de Winsor McCay accompagné au tuba par David Silverman, réalisateur du film des Simpson.

Chaque film primé est cité en court extrait sur un petit écran sur la scène, le réalisateur ayant reçu son prix est prié d'y rester, dans un petit regroupement de chaises placés sur le coté.
le palmarès a été divulgué au fur et à mesure, les prix des partenaires, les prix du jury étudiant, des longs métrages puis des courts.

Quant au prix qu'on m'a donné je suis absolument ravi, je crois que je ne pouvais rêver mieux que ce prix de la première œuvre, monter sur scène, bafouiller un remerciement forcément incomplet (j'ai même oublié de remercier mon musicien Peter Orins, seule personne sur le film avec moi depuis le début, Peter ! pardonne moi !) sous les projecteurs et les applaudissements... Le plus impressionnant étant de se dire que ce sont des personnalités d'une exceptionnelle qualité qui ont pu trouver ce film estimable.. Zbig, Williams, Canemaker, Tanguay. Houaaaa.:X
Affublé de mon cristal, j'ai pu aller tranquillement boire une bière sur scène, sur une chaise donnée par un Barry Purves souriant, bientôt rejoint par jérémy Clapin.
Seule ombre au tableau et fausse note dans ce palmarès, le prix spécial du jury, un film assez moyen techniquement et adaptant une oeuvre littéraire préexistante. Une véritable interrogation pour beaucoup ici. D'autant que si Skhizein n'avait pas été élu par le public, cela aurait signifié qu'il n'aurait rien eu ce qui eut été proprement scandaleux pour le coup... Mais on ignore si le jury connaît lors de ses délibérations le prix du public et s'il fait ensuite en conséquence pour éviter que certains prix se recoupent.
Le grand prix de cette année, le film si joli du Japonais Kunio KATO, La maison en petits cubes, méritait cette attention. Le film est beau et intelligent, on lui souhaite une longue carrière internationale.
Les oubliés ? Chaman, de Luc Perez et Chainsaw de Dennis Tupicoff. C'est dommage mais c'est toujours comme ça...



Pour voir le palmarès complet, rendez-vous sur le site officiel du festival.

Dernière surprise, les collègues, copains, étudiants et fous d'anim avaient préparé une petite surprise au CHAMPAGNE près de la fontaine derrière le Bonlieu. C'était vraiment très émouvant et gratifiant, je ne pense pas avoir remercié tout le monde de ce soutien, ça m'a permi de passer ce festival de manière plus détendue. J'espère aussi que ces comptes-rendu vous auront fait un peu partager de cet évènement.

Petits déjeuner N°4

La veille c'était la fête des 20 ans de SUPINFOCOM au Bowl, bowling du coin. Ça expliquait probablement le peu de monde qu'il y avait en tout début de matinée et que Jeremy Clapin ait du commencer l'exercice alors que son film était dernier de la séance.

Mais comme toujours on apprend un tas de choses intéressantes...



Dans l'ordre et de gauche à droite, les réalisateurs des courts métrages Skhizein (youhouuuu !), Operator (ainsi que de John and Karen), Kizi Mizi et A-Z.

Le réalisateur de Kizi Mizi est le grand polonais aux dreadlocks, la particularité est qu'il ne parlait pas anglais (ni français) et se faisait tout traduire par sa productrice. C'était rigolo, comme son film en fait...

Portraits ratés, les raisons cachées d'un petit succès

Vous savez probablement que je suis un peu surpris par l'intérêt que suscite mon film « Portraits ratés à Sainte Hélène ». Comme le disais Richard VDB, je dois bien me faire à l'idée que certains lui trouvent des qualités. Bon, j'en suis ravi et même si je suis aussi expressif qu'une porte de congélateur sibérien je suis extrêmement flatté de cette reconnaissance. Mais je me suis finalement posé la question du pourquoi ? Pourquoi cette anecdote finalement assez pathétique et triviale intéresse autant les gens qui la voient ?

Voici donc quelques théories :

  • traumatisés par des cours d'Histoire ennuyeux, on découvre ici un histoire parallèle, off, encore sujette à controverses, forcément ça étonne
  • on l'ignore un peu mais on est en plein dans le bicentenaire du règne de Napoléon. L'an dernier c'était celui du bicentenaire de la bataille de Friedland, dans les années à venir vous allez voir que Napoléon va revenir en force...
  • Dominique de Villepin, ancien premier ministre et grand amateur de l'empereur (il a récemment vendu des pièces de collection originales qu'il possédait) a fait pression sur le festival pour que le film soit sélectionné... c'est sur, après Cleartsream, il y a anguille sous roche
  • le film souligne le pathetique de la fin d'un des hommes le plus puissants du monde, forcément ça défoule
  • la personnalité de notre président de la république, le sarkozysme ambiant, font de Napoléon un personnage qui redevient actuel. D'ailleurs ils ont plus que des points communs, jugez-en : ils mesurent tous deux 1m68, Napoléon est mort à 51 ans, nicolas Sarkozy a accédé au pouvoir suprême de l'état à 51 ans, ils sont tous deux volontiers grossiers, Napoléon n'hésitait pas à intimider les gens par quelques sailles vulgaires, Mr Sarkozy convoque volontiers ses testicules devant ses collaborateurs, ils ont tous deux des vies amoureuses tumultueuses avec de belles femmes, enfin ils sont également arrivistes à leur manière, Napoléon ayant confisqué l'idéal révolutionnaire à son seul profit, Nicolas Sarkozy ayant rapidement monopolisé les moyens de son parti et séduit l'opinion par des formules simplistes et "populistes".



D'ailleurs Sarkozy est souvent caricaturé avec les attribus de l'empereur... En espérant que ces points communs s'arrêtent ici...

Sinon, je ne serais pas venu pour rien, Canal+ est intéressé pour diffuser le film sur leur réseau et je suis disposé à accepter leur proposition...

:D

Voila maintenant on va attendre les résultats qu'on postera dès que possible. En attendant les pronostics vont bon train.

j'écris sous la tente improvisée avec mon manteau sur le paquier -_-

Courts métrages hors compétition 4 : c'était pas génial cette séance, déjà je suis pas fan de films en 3D pseudo-humoristiques, du genre boby le zombie etc. Ca ne rime à rien c'était pas si mal mais le problème, c'est que ce film a trop de sens... L'homme est le seul oiseau qui porte sa cage, c'était très beau et l'idée était intéressante... sauf que j'avais l'impression que la réalisation et le graphisme collaient pas à l'histoire, il en faisait trop. J'aime bien le vol du poisson, mais je l'avais déjà vu je crois, enfin c'est poétique, j'ai un faible pour les poissons qui volent de toute façon. Arka c'est le genre de film que j'aime pas, mais j'ai bien aimé la chute parce que je me disais au début que c 'était nul et la chute faisait que c'était normal que ce soit nul, et je m'émouvais de cette touchante nullité... Sauf que c'est pas fait exprès, d'ailleurs en fait ça m'énerve à la longue ce schéma qu'on retrouve à chaque fois avec une "chute", la prochaine fois que j'écris un scénario il faudra que je pense à ne pas mettre de chute.

Les couleurs de l'inde, saris et patchouli : je m'en souviens plus, je me rappelle qu'il y avait des scènes de danse qui étaient pas mal...
Cours métrage hors compétition 1 : une très bonne séance, il y avait un film avec des silhouettes en brindille devant un drap, c'était très joli et euh végétal, l'histoire était peut être un peu prétexte mais c'était poétique. J'ai bien aimé Forgetful King, une petite fable sympathique. Rain down from above d'Ivan Maximov c'était magnifique, enfin voilà, il y avait aussi des choses plus documentaires ou politiques que j'ai pas complètement comprises faute de sous-titre.

Films de fin d'étude 3 : pour cette séance j'ai écrit des notes sur mon essentiel, et comme je me rappelle pas bien, je vais me contenter de les recopier ici...

My happy end : parodique, mais étrange et amusant (c'était une histoire d'amitié entre un chien et sa queue).
Rukokrylyi : empirique.
Replay : niais, et en plus ça finit mal (c'était ce que j'appellerais du cyber punk familial en 3D, avec une fille et son petit frère qui peuvent pas respirer sans masque dehors).
Cutting : ludique mais pas très original dans la réalisation (je m'en souviens pas je sais pas pourquoi j'ai dit ça ^^).
Kol zichronotay shzurim becha : déclaration (???)
L'amour m'anime : girly sarcastique, svankmajerette (haha -_-)
Question pour un champignon : débile.
Image moment : étrange et captivant.
Her lovely fears : kitsch et génial.
My rusty dusty head : surréaliste mais un peu cliché.
La main de l'ours : mais c'est horrible !
Quidam dégomme : Remy !!!
in-hyung-eui kkhum : lol -_-
Oktapodi : nul.
The bell ringer : hallucinant, hynotique, fin prévisible et pas super.
Key lime pie : bouarf.

Courts métrages en compétition 3 : y'en a que quelques uns qui m'ont marqué, portrait raté à ste Hélène c'était sympa, pédagogique, avec un certain ton et ça se démarquait bien. j'aimais bien John et karen, un excellent dialogue entre un ours blanc et une femelle pingouin, l'ours vient s'excuser de quelque chose qu'il a dit la veille, ils prennent le thé et on sent le malaise entre eux c'est assez savoureux et il y a côté incongru. Rybka que j'avais déjà vu sur internet et que j'ai été ravi de voir dans la grande salle (j'en avais les larmes aux yeux et tout), je suis juste déçu que serguei ryabov n'était pas dans la salle alors que tous les réalisateurs des films merdiques avant et après lui y étaient (je ne parle pas de toi cé ^^). J'ai été surpris de voir un court métrage de Makoto Shinkai dans la liste mais en fait c'était un film que je qualifierais de "blague japonaise". Il y en a eu à plusieurs séance des films de ce genre, je trouve ça sympa.

Fin de festival...

Me voici assise sur les marches dans Bonlieu, la tête bien embrouillée de toutes les séances de la semaine. Il fait beau et je me dis qu'il faudrait peut-être que j'aille m'acheter un maillot de bain et profiter un peu de la plage. Ce matin pas de séance. En effet hier c'était LA soirée SUPINFOCOM au BOWL. Je n'étais encore jamais allé dans cet endroit et j'ai trouvé ça assez fascinant. Jouer au bowling sur les pistes avec projections vidéos sur les côtés, lumières rouges et quilles phosphorescentes, musique à fond, c'est assez sympathique! Bon j'ai fait 75 points, ce qui est assez ridicule, mais c'était assez dur de se concentrer. J'éditerais avec des photos à mon retour sur Paris. Tous le monde était là, les producteurs se déchaînaient sur la piste de danse, l'alcool coulait à flot (bon j'embellis un peu hein) et cela aurait coûté 25000E à Supinfocom. A peu près 4 de ces charmants élèves nous ont donc payé cette très bonne soirée. Quand on sait que l'Ecole ne paye pas le voyage à Annecy à ces étudiants (aux dires des élèves), ya de quoi être perplexe. Mais ne crachons pas dans la soupe... Ce soir à 20h c'est la remise des prix, et c'est aussi le moment de donner ses préférences. Pour ma part je pense que si SKHIZEIN n'a pas un prix (Le grand prix!), c'est pire que le foutage de gueule de la sélection court-métrage de cette année (on peut le dire non maintenant que l'on a tous vu les 4 compets). Pour les Longs SITA mériterait quelque chose, d'autant plus qu'il risque d'être peu vu et que faire un film seul est une performance. Pour les films de fin d'études je n'ai vu que 4 séances sur 5 et je reste marquer par le tout premier film de la sélection, LE VOYAGEUR. Les gens sortent de la séance de midi. J'ai pleins de choses à dire, que par exemple Bill Plymton qui était à côté de moi à une des séances, à rit sur le film de Cé et a eut l'air d'apprécier, qu'il organisait un Salon des refusés vendredi pour les films non pris à Annecy (mais je n'ai pas eu le temps d'aller voir, quelqu'un pourrait en parler?), que certains court-métrages hors compet' comme LA FELURE auraient amplement mérité la compétition, que j'ai n'ai plus mon superbe bonnet chat, oublié entre deux séances et sûrement volé par un spectateur entre-temps, que la séance spécial sur les SIMPSONS était assez chouette... Mais il faut que je me dirige vers Barnabé!

EDIT AVEC PHOTOS SOIREE SUPINFOCOM

Le programme manquant

On le sait, cette année, la sélection de courts métrages s'est réduite par rapport aux années précédentes, quatre programmes contre cinq habituellement. La raison officielle avancée est la cohérence et la sévérité d'une sélection exigeante, voir des lacunes de qualité ou de fond.
Or, on constate que bien des films en sélection interpellent par leur forme et même que certains auraient pu glisser dans les catégories de films de commande ou de spéciaux TV. Pire enfin, certains films laissés sur le carreau auraient largement pu constituer ce programme manquant. Comprenez bien, je ne crache pas dans la soupe, je suis bien content de faire partie de cette sélection variée, avec des films étonnants et de qualité, mais mon bonheur aurait été plus total si les films suivants avaient constitué un cinquième programme.. Voici mon programme fantooooooooôme, composé de films que je connais pour les avoir vus auparavant ou visionnés au MIFA un peu au hasard ou par coup de coeur :

- I met the walrus, de Josh Raskin (Canada)
Illustration animée en dessin et compositing d'une interview donnée par John Lennon à un gamin culotté qui s'est incrustée dans sa chambre. C'est un beau témoignage et une illustration de l'idéologie non violente de l'époque.





- Magnetic movie, de Semiconductor (UK, US), des plans de laboratoires de l'université de Berkeley, un discours scientifique nous parle des champs magnétiques, visualisés de manière poétique et visuelle par des ondes colorées. Voir le site du film où on peut voir des extraits.

- 27 years, de Raymond Höpfinger (Suisse). Depuis 27 ans, un homme se prend en photo tous les mois. Voici un assemblage de tous ces clichés. Fascinant, témoignant d'une constance dans la démarche. On a tous révés de faire ça, Hopfinger l'a fait.

- Bâmiyân, de Patrick Pleutin (F). Hommage vibrant aux bouddahs de Bamiyan, détruits par les Talibans. Au 7e siècle, un moine bouddhiste décrit pour la première fois ces trois géants maintenant détruits. Si le film est parfois maladroit ou peu lisible dans sa forme, le fond et la générosité plastique de l'œuvre, la qualité de la bande son, en font un film éminemment estimable. Le film est visible en ligne sur le site d'Arte qui l'a coproduit



- La Svedese, de Nicolas Liguori (F), film en fusain animé racontant de façon contempative et sensible l'idylle entre Ingrid Bergman et Roberto Rossellini.

- Love Triangle, de Yasmeen Ismail (UK), un homme découvre que sa femme s'est transformée en Samoussa, friandise à la viande. hi hi... Le film est visible en ligne sur le site de Channel 4

- Mr Cok, de Franck Dion (F), pamphlet sur les patrons voyous et le système qui mets les ouvriers au second plans des considérations financières. Voir le site du film



- Kodomo no keijijogaku, de Koji Yamamura (J) Variations en animation épurée sur l'imagination d'enfants aux grosses têtes. Très joli et poétique.



- la vita nuova, d'Arnaud Demuynck et Christophe Gautry (F). La voix suave et rauque d'Arthur H raconte l'étrange histoire de personnages avec un détour morbide dans un cimetière inspirée de l'oeuvre de Gérard de Nerval. Un film en stopmotion, énigmatique sombre et beau.

- Josie's lalaland, de Yibi (UK). Joli film, remarqué, des images somptueuses qui parlent de la maladie d'une jeune femme. Voir le site de l'auteur.



- El Empleo, de Santiago Grasso (Argentine), un monde étrange où les objets du quotidien sont remplacés par des personnes humaines, des employés. C'est une parabole drôle sur le plein emploi, diffusée à Annecy dans le programme 'la valeur travail'.

Certains de ces films sont en Panorama, d'autres sont dans des programmes spéciaux, d'autres ne sont même pas présents cette année à Annecy et c'est bien dommage...